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Mairie de LAVAL PRADEL (30110)

AU VOYAGEUR POETE PARISIEN / DAVID VERGELY


Quand tu pars d'Alès, pour rejoindre le Centre,
Voyageur prends ton temps, ne te presse pas trop !
Emprunte la cent-six et oublie que tu rentres.
Ecoute mes conseils et monte en ton auto.

Enjambe le Grabieux et son vieux pont de pierre,
Traverse Tamaris, et ses coquets jardins.
Embrasse d'un regard la plaine si prospère
Qui va de Saint-Martin jusque à Saint Julien.
Grimpe tout doucement les lacets, qui ,t'amènent
En vue de Sauvagnac sur piton perché ;
Continue de monter et l'air de nos Cévennes,
Arrivé au Mas Dieu, soudain va te frapper.
Jette un coup d'oeil en bas sur Laval Notre-Dame
Dont la vierge dorée regarde le Gardon ;
Poussant un peu plus loin, dans un décor de rêve,
Tu trouves le Pradel, un pré parmi les monts :
A droite est un vieux Mas, aux milieu des prairies,
Avec ses grands peupliers, ses vaches et ses fleurs ;
Voici le grand Château aujourdh'ui laiterie,
Flanqué de quatre tours semblables à ses soeurs.
A ta gauche à présent, au lieu dit la Vignette,
Est le terrain des Sports, grand centre d'attraction.
Arrête-toi un peu et cueille des fleurettes,
Qui émaillent les prés comme des papillons.
Humble, mais bien jolie, se dresse notre église,
Avec son clocheton : regarde-là un peu.
Si tu as faim ou soif, sache qu'au Bar Terrasse
Tu trouveras boisson, bonne table, bon feu ;
Tu partiras repu ; oh ! mais, là, pas trop vite,
Notre petite école attire ton regard
Avec ses sophoras ; enfin si tu nous quittes
Pense qu'un peu plus loin deux chevalements noirs,
Se dressent à ta gauche et sont les puits de mines
Du Pontil ; tu les verras du pont, avant La Fenadou.
Continue à monter la côte que domine,
Le Château féodal de Portes, encore debout.
Les murs sont écroulés mais la carcasse reste,
Le donjon est intact et les créneaux noircis.
Tu peux le visiter mais mesure tes gestes,
Des pierres de là-haut pourraient bien choir aussi.
Tourne, après, tes regards vers les grands monts d'en face :

Le Mont Lozère est là, te regardant de haut
Avec ses noirs rochers et sa neige par place.
Rapproche-toi de lui ; passe à Chamborigaud.
N'oublie pas, en ce lieu, qu'à longueur de lorgnette,
Est un beau Viaduc, courbé, lourd, imposant.
Attaque doucement la côte - elle est longuette -
Qui par nombreux lacets, courbes et maints tournants,
Te mène à Génolhac ; visite sa piscine,
Va voir son Colombier, son usine à tanin.
C'est un lieu reposant où l'eau est partout reine,
Et où, tu peux m'en croire, en été on est bien.
Ici tu es au pied du roi de nos Cévennes ;
Si tu en as le temps, monte au Pic Cassini.
Puis tu pourras aller, coeur gai, âme sereine, Emportant notre air pur, là-haut, dans ton Paris.

David VERGELY
Né le 7 octobre 1909,
Ancien Directeur de l'Ecole du Pradel,
Chevalier de l'Instruction Publique.

 



JOACHIM DURAND -
 
Ecrivain - 1903-1993
 
Né le 20 mars 1903.
 
Diplômé de l'Ecole des Sciences Politiques.
Directeur Honoraire au Ministère de la Marine Nationale.
Membre résident de l'Académie de Nîmes.
Officier de la Légion d'honneur.
Commandeur de l'Ordre National du Mérite.

 

Quelques pensées de Monsieur Joachim DURAND :

" J'ai eu mes idées, je les ai défendues de mon mieux, mais je n'ai jamais cherché à les imposer à personne."

" En ce qui me concerne, j'oublie très rapidement, tout ce qui divise pour ne penser uniquement qu'à ce qui unit."

" L'honneur de ma vie : un constant effort, une absence de jalousie et d'ambition non justifiée, un souci permanent d'indépendance, un souverain mépris pour l'argent."

 



ANTOINE DEPARCIEUX -
 
Mathématicien - 1703 - 1768

Né le 28 octobre 1703, au Clotet-de-Cessous, à quatre kilomètres de Portes. Le hameau de Cessous dépend présentement de la Commune de Portes.
 
En 1703, il appartenait à la Paroisse de Peyremale.
Antoine Deparcieux est un grand Mathématicien.
En 1746, Antoine Deparcieux, eut la joie d'être reçu membre de l'Académie Royale des Sciences de Paris.
Dans les documents officiels, dans la presse, ce n'était pas M. Deparcieux qui figurait mais M. De Parcieux, avec une particule. Les préjugés étaient tels à cette époque qu'on ne pouvait pas concevoir, tout au moins dans les hautes sphères, qu'un enfant du peuple pût associer son nom à quelque chose de grand, à quelque chose de beau...
En 1746 également, l'Académie de Berlin, accueillit Deparcieux, en qualité de correspondant, comme l'accueillirent par la suite, en la même qualité, les Académies des Sciences de Stockholm, de Lyon, de Metz et d'Amiens.

 

 



LEO LARGUIER -
 
Poète - 1878-1950
 
Travailleur méthodique et obstiné, ouvrier des lettres d'un rare conscience, Léo Larguier a écrit sans se lasser, pendant plus d'un demi-siècle, prose ou vers, biographies ou critiques.
Stimulé par une haute conception de son rôle, il améliorait constamment son style, ne se satisfaisant que d'un travail bien fait, d'une page bien écrite. Léo Larguier avait pour la langue française un très grand respect et l'écrivait d'une façon parfaite.
Ce délicat poète, disciple de HUGO et de LAMARTINE, possèdait au plus haut degré les vertus dominantes de la race Cévenole : ardeur au travail, volonté d'indépendance, goût du beau, désir de perfectionnement.
Ses efforts soutenus, son labeur acharné ont eu leur récompense.
La consécration de son talent est venue avec son élection à l'AcadémieGoncourt en 1936.
Une autre satisfaction a été donnée à Léo Larguier avec la cravate de commandeur de la Légion d'honneur.
C'est au cimetière des Salles du Gardon, que le poète dort son dernier sommeil, bien qu'il ait été le plus parisien des parisiens, Léo Larguier a tenu à venir goûter l'éternel repos dans cette région cévenole où,il avait vu le jour.

 

 



MATHIEU LACROIX -
 
Le Poète-Ouvrier - 1819 -1864
 
Né à Nîmes le 12 avril 1819, mais établit à la Grand-Combe, l'humble poète Grand-Combien, pour qui la vie fut souvent injuste, était sevré d'instruction.
 
Mais il avait été mêlé aux drames douloureux de la misère humaine.
Le coeur fut son maître d'école.
Et les accents poignants, profonds et vrais, n'ont point d'autre source d'inspiration que la sensibilité.
Son poème "PAURO MARTINO", où le pathétisme ne verse jamais dans la grandiloquence de mauvais aloi, est un chef-d'oeuvre dont, à Aix en Provence, MISTRAL fut le témoin ravi de l'immense succès.

 

 



JEAN-PIERRE CHABROL -
 
Ecrivain - 1925-2001
 
Ecrivain français, Jean-Pierre Chabrol, né en 1925 à Chamborigaud dans le Gard, est mort en 2001.
Après des études de lettres, il devient dessinateur, journaliste, puis se consacre à l'écriture.
Depuis son premier roman, "La dernière cartouche", il a écrit une vingtaine d'ouvrages, notamment "Un homme de trop", "Les fous de Dieu", "La Cévenne par ses gens", "La Banquise", "Le Bonheur du manchot", le recueil de nouvelles "Contes à mi-voix" et de récits ("l'illustre fauteuil"), le roman historique "La Gueuse", et des pièces de théâtre.
Bien que n'étant pas un écrivain régionaliste, il est considéré comme le chantre des Cévennes.
EN CE MOMENT CHEZ NOUS...
 
 
 

 

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